24
oct

Avant j’avais une vie, maintenant j’ai Ecole Directe

Toi qui n’as pas encore d’enfant au collège, mesure ta CHANCE et profite de l’insouciance de l’école élémentaire comme je ne l’ai pas assez fait (ah ce que c’est chiant ces considérations de vieille bique aigrie, je conçois, mais je ne peux pas m’en empêcher, parce que … je crois que je suis devenue une vieille bique aigrie en fait).

Un monde nouveau s’est révélé à moi, l’année dernière quand Jo est entrée en sixième. J’ai découvert que tous les établissements, publics, privés, sont affiliés à un logiciel (Ecole Directe, ProNote, EasyScol…) permettant de suivre en temps réel la scolarité du collègien.

Emploi du temps, devoirs, communications diverses et variées de l’établissement, sanctions éventuelles et surtout… surtout… les NOTES sont accessibles en temps réel (en théorie).

Bien entendu, on reste tributaire du bon vouloir des professeurs qui rentreront ou pas les notes au fur et à mesure dans le logiciel, mais il se trouve que dans le collège de Jo, ils sont très disciplinés, à mon grand désespoir. Parce que du coup, je me retrouve à retourner sur le site 20 fois par jour pour actualiser le relevé de notes.

Honnêtement en élémentaire, je signais les contrôles d’un oeil, il n’y avait pas de système de notes chiffrées, mais des lettres, qui ne me parlaient pas trop, j’avais vaguement en tête que jusqu’à C+ ça pouvait aller.

Quand Jo a rapporté ses premières notes de collège, ça a été le choc. J’ai pris conscience qu’un C+ ou même un B- ben c’était pas fameux du tout quand ça se transformait en note sur 20, et j’ai commencé à flipper, à méga flipper même, quand j’ai vu – à cause de ce satané logiciel – que le reste de la classe se tapait plutôt des 19 et des 20 partout. Et je suis tombée dans l’addiction.  

Avant, je me levais, et mon premier réflexe – après mon petit pipi du matin quand même -, était de jeter un oeil sur Facebook, Instagram et Twitter, des fois qu’un truc incroyable se soit passé entre minuit et 6h30.

Maintenant, je fais pareil, sauf que je commence par Ecole Directe. Comme si l’un des professeurs de Jo avait pu avoir envie de remplir le relevé de note en pleine nuit. 

Je suis droguée à ce site, c’est une horreur. Et chaque nouvelle note conditionne le reste de ma journée. En général, quand une note est actualisée, s’en suit un gros abattement et une très forte envie de tout planter là et d’aller pleurer dans un coin. Parce qu’en plus des notes, on peut voir la meilleure et la plus mauvaise note de la classe. Idem avec les moyennes. Qu’on peut choisir de visualiser sous forme de graphique, pour que ça soit plus percutant, comme ci dessous : 

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Ce jour là par exemple, mes collègues ont passé une très très mauvaise journée.

Bon depuis, ça va mieux, parce que je passe mes week ends à faire bosser ma minette qui n’a toujours pas trouvé le rythme…

A ceux qui se demandent pourquoi je poste moins, c’est pas compliqué, faut que je révise les débuts de l’islam, la fonction des mots et les propriétés de l’eau de chaux entre autres.

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Ne nous méprenons pas, je trouve ce système top, parce qu’il permet de rectifier le tir avant le couperet de la fin de trimestre, mais je cherche un moyen de prendre un peu de recul, parce que je gère vraiment atrocement mal le fait que Jo ne soit pas franchement scolaire.

Déjà, j’ai changé de téléphone. J’ai quitté mon adoré Iphone dont la batterie me rendait folle, pour passer à Androïd. Le rapport ? Le rapport c’est que sur mon Iphone, j’avais pu installer l’appli Ecole Directe (SIIIIII, elle est ) et que cette appli n’existe pas sous Androïd. Un premier pas vers le sevrage…

Au hasard de mes errements sur le net, entre deux actualisations d’Ecole Directe, je suis tombée sur ce tuto, qui m’a fait mourir de rire : comment changer ses notes sur Ecole Directe (j’ai eu super peur, mais en fait c’est juste de la modification d’affichage, OUF)

Tssss, les petits chenapans…

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12
oct

L’anniversaire de l’enfer

Charlie a eu 5 ans le 4 mars ♥, c’est la première année qu’elle attendait cette journée avec autant d’impatience. Parce que cette année, c’était la première fois qu’elle allait pouvoir inviter ses copains d’école… 

Me voilà replongée dans les anniversaires organisés à la maison délaissés AVEC GRAND BONHEUR depuis quelques années au profit des aprèms au lasergame ou des soirées bowling. Soupir.

J’ai démarré mon retro planning un peu avant les vacances de février, puisque son anniversaire était prévu le samedi de la rentrée, il me fallait distribuer les 5 précieuses invitations avant les vacances, donc bien plus en avance que les 10 jours communément admis en l’espèce. 

Première étape, la quête de l’hélium, je ne sais pas pourquoi, je dois être légerement psycho rigide sur les bords, mais pour moi point de fête d’anniversaire sans ballon qui flotte. A une époque, on pouvait trouver des petites bouteilles d’hélium au Monoprix, mais cette époque est révolue. Shit. J’ai donc passé un temps certain à faire un comparatif sur les divers sites d’articles de fête, avec un savant algorythme mêlant prix au litre, frais de port, délai de livraison, avant de finaliser ma commande, peu de temps avant qu’on parte au ski (vacances top, personne de blessé, RAS, merci). J’ai d’ailleurs pratiquement tout commandé sur le net histoire d’être le plus efficace possible, pinata, décos, vaisselle, petits cadeaux, tout ça arrivé en temps et en heure avant nos vacances, parfait.

Le mercredi précedent la fête, panique à bord, je me rends compte que je n’ai pas reçu la bouteille d’hélium. Après moults échanges avec le site marchand, La Poste, ma gardienne, horreur, il va falloir que j’en trouve une absolument tout de suite maintenant. Heureusement, je découvre qu’il existe une petite boutique spécialisée dans les anniversaires tout près de chez moi, bon OK la bouteille est 13 euros plus chère que celle que j’avais commandée mais bon l’un dans l’autre, je n’ai pas trop le choix. Ouf, sauvée, mes ballons mylar ne resteront pas au sol.

Le soir venu, je raconte mes palpitantes aventures à Mr Opio qui me rappelle qu’il nous reste une bouteille de l’année dernière à moitié pleine à la cave. Et qui me demande en même temps quel est donc ce gros carton là derrière le canapé avec plein de ballons dessinés dessus ? Moui. Banco, c’était la fameuse bouteille d’hélium commandée et bien entendue reçue et tellement bien cachée par mes soins que je l’avais oubliée. Al Zheimer, t’exagères !

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Oui, ça tombe bien, ce vert… Je peux donc faire station de gonflage, si jamais vous vous retrouvez en galère, n’hésitez pas !

Ca s’annonçait bien, cette petite fête. A J-1, je n’avais reçu que 2 confirmations sur les 5. Ca coûte QUOI un SMS putain, sans déconner…  Bien sûr j’ai psychoté sur le fait que j’avais distribué les invitations trop en avance et que les parents avaient du l’oublier dans un coin tout simplement, mais bon je n’avais pas pu faire autrement.

Le jour J, miracle, 3 petites invitées débarquent dont une vraiment très très timide, la petite G. qui ne veut pas quitter les jambes de son père, elle pourtant si intrépide à l’école. Est ce parce que son papa a oublié d’apporter un cadeau qu’elle est mal à l’aise ? vu que les 2 autres petites et Charlie le cherchent pour le poser avec les autres sur la table ? La suite de l’histoire nous le dira…  Je finis par réussir à l’amadouer avec un coloriage de la Reine des Neiges, et nous attendons la 4ème (qui avait confirmé sa venue, elle) pour démarrer les festivités. Au bout de 45mn, je la déclare définitivement perdue, et après une chasse au trésor savamment orchestrée par Johana, nous attaquons la construction des couronnes en mousse (merci MyLittleDay & ByLittleOnes pour les idées) puis la peinture de nos boîtes en forme d’étoile.

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(vous noterez que les deux grandes soeurs ont une vision radicalement différente de l’expression « filer un coup de main » )

16h, on sonne à la porte : surprise, la 4ème convive et son papa, l’invitation à la main (sur laquelle était donc précisé : 15h) débarquent hyper zen, coucou c’est nous. Vite on intègre la demoiselle, pendant que son papa décide de raconter son divorce en long, en large, en travers, en gros et en détails à Mr Opio, qui cherche par tous les moyens à abréger son supplice. 16h45, à la faveur d’un voisin sorti de chez lui pour prendre l’ascenseur, Mr Opio réussit à y jeter habilement le père sangsue, et nous pouvons enfin passer au gâteau.

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La petite G. que j’ai déjà du emmener aux toilettes deux fois pour des trucs pas très glop (grosse pensée pour le personnel d’école maternelle, VRAIMENT) ne touche pas à son assiette et n’a vraiment pas l’air au top. Je l’allonge sur le canapé sous une couverture, pendant que les petites princesses sortent sur la terrasse pour la très attendue Pinata, et je me mets en quête du numéro de son papa, que bien sûr je n’ai pas pensé à prendre tout à l’heure, conne, conne, conne !

Et puis c’est le drame. Celles qui me connaissent, savent mon passé d’émétophobe pas encore tout à fait guérie. Alors quand G. se lève en pleurnichant  « JE VAIS VOMIIIIIIIR », le réflexe de survie con :  je me sauve sur la terrasse. J’aurais mieux fait de lui jeter sa couverture dessus, ça aurait limité le carnage.

Je reste prostrée sur la terrasse sans pouvoir bouger ni émettre un son, pendant que Mr Opio gère le plus gros, la gamine pleine de gerbe, les mares de vomi suite à ses 3 geysers, les grandes s’occupent de divertir les princesses dehors qui n’ont presque rien remarqué. MOT DIESE MERCI.

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J’ai passé une heure entière à récurer mon salon du sol au plafond à la javel (toujours très impressionnant, la portée d’un estomac d’une enfant de 5 ans), non sans vérifier toutes les 5mn sur mon portable, que le père à qui j’avais laissé un message à 17h, ne m’annonçait pas qu’il arrivait ventre à terre récuperer sa petite.

Que dalle, il est arrivé comme une fleur à 18h comme prévu, pile quand sa petite commençait à reprendre vie et à sautiller dans mon salon. J’ai manqué de m’énerver quand il a fait mine de mettre en doute le fait qu’elle ait été malade une heure avant, (pourtant l’odeur ignoble qui flottait dans l’air ne laissait que peu de place au doute) mais la petite G. a eu la délicatesse de recommencer à vomir, cette fois çi dans une bassine, ce qui a définitivement cloué le bec à son papa. NAN MAIS ! Il est reparti en faisant moins le malin et en s’excusant de ne pas avoir consulté son portable, celui fourni sur la liste de l’école, mais c’était son numéro professionnel qu’il ne consulte jamais le we blablabla… Note à tous ceux qui organisent des anniversaires : PRENEZ LE PORTABLE DES PARENTS AVANT DE LES LAISSER REPARTIR DE CHEZ VOUS.

Bien sûr notre papa-pas-encore-remis-de-son-divorce est arrivé, lui, avec une heure de retard. Pour les horaires il a eu du mal, mais pour la durée, il avait bien retenu que c’était TROIS heures, apparemment.

Juste pour l’anecdote, lundi soir, je recevais un message du papa (décidemment c’était l’année des papas cette année) de la cinquième petite invitée qui ne s’est jamais pointée, m’expliquant qu’il avait complètement oublié d’emmener sa fille (j’avais remarqué, merci) mais qu’il avait acheté un cadeau pour Charlie et qu’il lui remettrait le lendemain.

Allez, on le pardonne celui là.

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03
avr

Look, the ring !

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Je me souviens avec une pointe de nostalgie de l’époque où l’on se racontait des anecdotes dans tous les sens sur nos blogs respectifs. Genre en 2006 quoi (oh le vieux mamouth / tatie danièle  – rayez la mention inutile -). Force est de constater que ma source à moi s’est tarie également et que ça devient chiant aussi par ici : j’ose de moins en moins raconter ce que je vis avec mes grandes, soit parce que j’estime que ça leur appartient -alors que Charlie pas du tout haha mais tout ce que je vis avec Charlie je l’ai déjà vécu et raconté avec ses soeurs- soit parce que je me censure car ce que j’ai envie de partager avec de parfaits inconnus, j’ai moins envie de le partager avec des plus proches qui me lisent désormais, va comprendre Charles (oui je suis née avant 1980).

Enfin tout ça pour dire que cette semaine, en lisant le blog de Sophie d’Au Fil de l’Eau qui raconte dans ses billets le joli côté de son quotidien (les moches, elle les garde pour les déjs de copines, elle !) j’ai eu un flash. Sur ce billet là en particulier, son billet sur la générosité. J’ai trouvé le geste de son garçon absolument trop chouette. Surtout quand je projette sur les soeurs qui habitent ma maison. Mais il ne faut pas projeter, comparer, non, jamais. Sinon on se pend hein ? 

Ca m’a donné envie de raconter une anecdote, une loooongue anecdote comme au bon vieux temps, et qui la concerne directement en plus. Parce que la générosité, je crois bien que c’est ce qui caractérise toute sa petite famille. Alors que chez nous, ce serait plutôt le sarca- non, on n’a dit qu’il fallait pas comparer RHA !

Nous sommes en 2011. Nous nous lisons respectivement par blog interposés, et nous finissons par nous rendre compte, IT’S A SMALL WORLD que nous avons une amie commune dans la vraie vie. Ni une ni deux, nous organisons un diner. Puis deux, puis d’autres. Malgré la difficulté de trouver un créneau commun dans nos agendas de mères de famille débordées, on y arrive toujours, sauf cette fois là. Où notre diner est décalé/annulé deux ou trois fois par chacune de nous à tour de rôle. Y a repet de danse, y a match de rugby, y a réunion parents profs… On fixe pour la quatrième fois une date, en convenant que cette fois çi celle qui annule ira se faire raser le crâne !

Attention, j’ouvre une parenthèse, longue elle aussi, mais essentielle à la suite du récit.

J’ai peu de bijoux « de valeur » très peu : ma montre, la bague que j’ai reçue à la naissance de Jo, un bracelet jonc et c’est tout. Le reste c’est des breloques, de la pacotille… Mon petit kiffe pour occuper mes pauses déjeuner quand je n’ai rien de prévu, c’est d’aller essayer des gros bijoux très chers dans les stands un peu hauts de gamme du Bon Marché voisin. A force d’ailleurs elles doivent me voir arriver les vendeuses : « ah non merde v’là la folledingue qui va encore tout essayer et nous faire inscrire des références pour son mari qui passera pour son soi-disant anniversaire qui approche, prends là moi j’en peux plus elle est déjà venue 3 fois le mois dernier ». J’ai donc une collection impressionnante de cartes avec des références de grosses bagouzes qui me font triper dans mon portefeuille. Y en a bien qui conservent un morceau de cordon ombilical lyophilisé ou des ratiches avec du sang seché dans des petites boîtes.

Fin de la parenthèse.

Ce qui devait arriver arriva, le diner est une 4ème fois annulé, cette fois çi parce que Sophie se rend compte qu’à cette date là, elle sera en week end à New York. Excusez du peu. Désolée et ennuyée de cet ultime annulation, elle nous demande (par mail) ce qu’elle pourrait bien nous rapporter de là bas pour se faire pardonner. Quand je lis son mail, il se trouve que je reviens d’une de mes pauses déjeuners-bijoux. Et du tac au tac, je lui réponds, ben t’as qu’à me rapporter une bague Bulgari B 0 3 anneaux or jaune en taille 49. Haha ! (bon le haha, je ne suis pas certaine de l’avoir écrit, mais je l’ai pensé très très fort, ma réponse étant censée être tellement énorme qu’elle en était très drôle. (si)). Sophie me répond : pas de problème !

Je n’imagine pas un instant qu’elle puisse penser que je suis sérieuse, et qu’elle peut elle-même être sérieuse en me répondant cela (vu le prix de la bague quoi, pas de quoi s’offrir un appart sur Central Park certes, mais peut être une semaine de loyer pour une chambre de bonne quand même).

Normalement, vous voyez le truc venir là.

Quelques semaines plus tard, nous rentrons de week end avec Mr Opio, je nous revois dans les moindres détails, quelque part sur l’autoroute qui rentre de Saint Malo, mon portable bippe, je reçois un SMS de Sophie :  « J’ai ta bague ! ». Je ne comprends pas du tout de quoi elle me parle. Je reçois alors un MMS : une photo d’un écrin Bulgari, avec une bague B 0 or jaune dedans. Quelque chose me dit qu’elle est en taille 49.

La je crie : HAN PUTAIN !

Mr Opio me demande ce qui se passe, je marmonne nan rien nan rien, en tapant frénétiquement un SMS paniqué à notre amie commune : « Sophie m’a pris au premier degré quand je lui ai demandé de me rapporter une bague de New York :  elle me l’a achetée !  »

Placide, la réponse achève de me mettre KO : « bah oui pourquoi ? ce n’était pas du premier degré ? Je t’ai trouvée assez gonflée d’ailleurs… »

Là j’avoue que j’ai pris en pleine face la douloureuse réalité : je suis toute seule sur ma longueur d’ondes et mon humour pourri ne fait rire que moi.

J’explique l’histoire à Mr Opio qui manque de déformer le volant sous la pression de ses poings, mais qui se détend quand je lui rappelle que nous avons des comptes séparés et que je vais me débrouiller comme une grande fille toute seule. (maman ? )

Tout est bien qui finit bien, car j’ai justement eu une petite prime à ce moment là, et pour une rare fois, elle a servi à me faire plaisir à MOI. Rien qu’à moi. Et rien que pour ça, cette bague, c’est vraiment ma preferée de tous mes bijoux, j’adore son histoire, elle me fait sourire à chaque fois que j’y repense.

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Elle me fait sourire aussi parce qu’à chaque fois que mon oeil se pose dessus, je repense à Jo qui m’a dit en la voyant : OH ! on dirait un tuyau de douche !

 

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16
déc

A quoi bon

Me revoilà, pour vous dire au revoir.

Je tourne je vire depuis pas mal de temps déjà, je ne poste presque plus ça ne vous a pas échappé. Je ne me sens plus libre ici. J’ai perdu la légèreté, je pèse chaque mot en ayant trop conscience de qui me lit ou pourrait le faire. J’ai tellement de brouillons en attente que je pourrai créer un second blog demain. Mais désormais, j’ai peur de blesser mes filles. Elles sont trop grandes maintenant pour que je continue à les exposer et pourtant c’est bien la liberté de raconter ici que je n’en pouvais plus, qui me permettait de prendre un sacré recul. Elles vont y perdre aussi les pauvres…  à moins que je ne me trouve un nouveau psy je crois, pour évacuer. Je ne pensais pas non plus m’en prendre tellement plein la tête avec l’adolescence, les crises d’ado, c’était pour les autres, les coincés du cul, les rigides, les bien-pensants perchés sur leurs principes indéfectibles. Et ben pas du tout. BIM ! C’est pour moi aussi dis donc et bien comme il faut. Et je crois qu’il vaut mieux que tous mes brouillons ne soient jamais publiés. 

Je pensais vraiment que ce blog irait jusqu’à 10 ans, et puis non, même ça je n’aurai pas réussi. L’image qu’il me renvoie depuis tout ce temps me laisse assez amère. Même si je me suis bien marrée avec vous, ça on ne pourra pas le nier (MERCI). C’est malgré tout au final un beau NI-NI tout ça (uhuh). Je n’ai rien fait pour faire « évoluer » ce blog, qui n’a pas pris de virage professionnel, je n’avais pas envie de me forcer à écrire sur commande. Et même s’il m’a offert des opportunités de dingue, j’ai brillamment réussi à les faire foirer. En même temps je me suis cachée derrière lui pour justifier le fait que je végète complètement professionnellement. J’avais un « ailleurs » où m’épanouir, moi. C’est bien joli tout ça mais je me retrouve donc à 41 balais, toujours aussi dépitée qu’à 31, avec un boulot à mourir d’ennui, et aucun courage pour le quitter.

Peut être que supprimer cette cachette serait un premier pas ? On verra bien. Pensez à moi début janvier, mon huitième entretien annuel, j’ai envie de pleurer rien que d’y penser (je vous arrête de suite, j’ai déjà fait un bilan de compétences, dont la conclusion a été : jouez au loto).

Voilà. Difficile de trouver comment placer le point final, alors portez vous bien, vous allez me manquer…  et n’oubliez pas :

 

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17
nov

Je ne me sens d’aucune légitimité pour m’exprimer sur ce qui s’est passé vendredi. Je suis triste et inquiète, comme beaucoup et je voulais juste vous dire qu’ici tout le monde va. J’espère qu’il en est de même pour vous.

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22
oct

Laisser couler

Je pose ça là, à la manière de ceux qui annoncent à la terre entière qu’ils arrêtent de fumer, histoire de prendre à témoin le plus de monde possible en comptant sur les dernières traces de mon égo pour ne pas faillir à la grande décision. 

Je laisse tomber, je lâche ma gamine, je lui fous la paix, ça réjouira tout ceux qui m’expliquent que JE lui mets trop la pression, ou que je suis trop cool et qu’avec-moi-ça-ne-se-passerait-pas-comme-ça-crois-moi (hey tu sais quoi toi ? VA CHIER), que YAKA lui faire confiance et qui enchainent en général avec une rapidité déconcertante avec LE point godwin revisité :  « tu sais les bacs pro c’est merveilleux » (ça c’est mon préféré, surtout dans la bouche de ceux qui sont abonnés aux enfants qui roulent scolairement, ceux à qui je pense très fort le samedi matin quand je tape dans mon sac avec mes petits bras à la boxe). Attention, justification et parapluie (de golf) sont de sortie : OUI c’est merveilleux, les bacs pros, quand on a un projet professionnel. Je m’attends à me prendre des cailloux, mais de toutes façons, j’en prends déjà, je les garde et ensuite je les fous dans un grand vase et je plante une bougie au milieu, on se croirait chez Maisons du Monde, c’est très joli. 

Je vois bien que je suis aigrie jusqu’au trognon, je finis par chialer dès que je croise ma grande et jolie ado en pleine forme qui n’a pourtant d’autre tort la pauvre que de ne pas trouver de sens à l’école. Ce qui m’exaspère sans doute le plus dans l’histoire, c’est mon incapacité à lui démontrer le contraire.

Bref, c’est le post de 1h24 du matin après une énième prise de tête avec elle, que je viens pourtant seulement de retrouver après 72h d’exfiltrage en zone neutre pour préserver son intégrité physique, le post qui peut sans doute être pire que le SMS-bourrée-à-un-ex, ma foi, on verra bien, si je m’y tiens…

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C’est de l’Art. Si… Pour une fois s’agissant d’art contemporain j’ai l’impression de saisir le message.

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21
sept

Thailande – dernier jour à Bangkok

Pour notre troisième jour à Bangkok, on se lève aux aurores encore une fois pour suivre notre programme qui prévoit une matinée au marché flottant typique de Damnoen Saduak, situé à environ 1h30 à l’Ouest de Bangkok. Alors si vous pouvez éviter, honnêtement, zappez cette étape de votre périple. Déjà pour couper le trajet, il y a LE stop dans la fabrique de bonbons au lait de noix de coco (oh dis donc, la même qu’au Vietnam l’année dernière) mais à la place de la photo avec un python, ici l’attraction c’est la visite obligatoire dans la boutique attenante qui vend divers trucs en noix de coco et des bijoux en jade. Hmprf. Bon, c’est le jeu ma pauvre lucette, et Maureen est contente de râper de la noix de coco fraiche. Ma foi. 

Arrivés sur le marché flottant, on embarque sur un longtail boat, et on comprend vite que le marché n’a absolument plus rien de typique depuis bien longtemps, et n’est plus qu’une vaste usine à touristes, avec des vendeurs ambulants qui ne vendent que des souvenirs. Une authenticité presque aussi forte que Place du Tertre. Soupir. J’essaie de ne pas me laisser envahir par l’amertume, les filles ont l’air ravies de la balade en bateau, c’est bien le principal (et finalement on croisera bien un python haha).

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Au retour, à nouveau un stop, (pas indiqué dans notre programme) cette fois çi dans un camp d’éléphants. Avant de partir en Thaïlande, je m’étais un peu renseignée sur les endroits les moins « pires » pour approcher des éléphants, même si on est bien d’accord que dès qu’il est question de faire une balade sur leur dos, on ne peut pas dire que ce soit le top niveau respect des animaux. J’en avais donc conclu qu’on ne verrait pas d’éléphants, car le seul camp qui m’avait paru acceptable, le Ganesha Park n’était pas du tout géographiquement dans les zones que nous allions visiter.

Nous nous arrêtons donc, parmi plusieurs autres vans dans un parc un peu miteux. Ça sent très fort, Maureen ne veut même pas descendre de la voiture. Johana se hasarde dehors mais à la vue des crochets en métal des cornacs, elle préfère retourner elle aussi dans la voiture. Charlie est encore trop petite pour ne pas être juste émerveillée de pouvoir voir des éléphants de si près. Mais nous refusons la balade proposée. Pour palier sa déception, on se laisse attendrir par le bébé éléphant avec lequel on peut faire une photo contre quelques billets. 

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Enfin, on abrège, on est vraiment mal à l’aise.

On repart sur Bangkok, les filles sont crevées, et profitent de la voiture pour récuperer un peu. On décide d’aller déjeuner dans un coin proche de la rivière, on embarque alors sur le Chao Phraya Express Boat qui permet d’aller d’une extrémité à l’autre de Bangkok pour un prix dérisoire, sans être asphyxiés par les pots d’échappements dans les embouteillages et en profitant du spectacle offert par le fleuve. Les Tuk Tuk c’est rigolo, mais bon, au secours les alvéoles. On atterrit au Café Ice des Arts , rien de transcendant mais c’est bon, si vous êtes dans le coin.

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On retourne à l’hôtel profiter de la piscine, Maureen me pique mon guide et y lit que les jeunes thais vont faire du shopping dans un autre centre commercial tout proche de notre hôtel, le Siam Paragon (oui, c’est là qu’il y a eu la deuxième bombe en aôut :-/ ) alors on part y faire un tour, à pieds. Sauf qu’avec les embouteillages (même à pieds ça devient vite oppressant), les passages piétons en hauteur au bout d’interminables escaliers, la foule, la chaleur, on se perd dans une partie du centre dédiée exclusivement aux boutiques de nail art et stands de manucures, et shootés aux odeurs de dissolvants et vernis, on finit par abdiquer et s’enfuir au grand regret de Maureen. 

Pour nous faire pardonner, on met le cap sur une pizzeria reperée sur Trip advisor, Ranee’s Restaurant. Bonne pioche, ils font d’excellentes pizzas mais aussi d’excellents plats thaïs, et ils ont une chouette terrasse qui donne sur une petite ruelle calme. En sortant, nous nous rendons compte que nous sommes tout près de la fameuse Khao San Road. Attirées par le son des basses, nos deux ados nous y entrainent. On se retrouve happés dans une foule compacte, les tympans vrillés par de la techno à pleine puissance, qui provient des bars qui bordent la rue de chaque côté, et qui tentent chacun de mettre leur musique plus fort que celle du voisin d’en face. Un cauchemar. Je m’attends à tomber nez à nez avec Léonardo juste avant qu’il ne parte pour The Beach. Bien sûr nos deux grandes trouvent ça dément et même Charlie refuse de s’enfuir, passionnée par les stands de scorpions grillés. ARGH. Heureusement notre départ pour Kho Samui le lendemain matin coupe court aux négociations, nous devons rentrer faire les valises, trop dommage ouf !

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Kho Samui, où nous attendent 8 jours de farniente à la plage, et la découverte qui peut révolutionner le monde : il existe un massage qui FAIT DISPARAITRE la cellulite.

Teasing.

 

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18
sept

La disparition du capital confiance

Il aura fallu 10 jours, 2 petites semaines de collège pour que mon envie d’y croire en ce début d’année disparaisse dans les tréfonds. Et je n’ai même pas encore reçu les nouveaux codes d’Ecole Directe bon sang.

Pourtant j’avais anticipé, dès juillet, pour m’assurer une année scolaire zen et sereine, en abreuvant les sites idoines des mes petites annonces pour trouver quelqu’un qui puisse faire travailler Jo. Parce que moi, je n’y arrive pas. Enfin non, je suis de mauvaise foi, la vérité est que je n’ai pas envie en fait de passer 2h par soir assise à côté d’elle pour vérifier qu’elle est bien en train de faire ses exercices de maths et de français et non de sculpter sa gomme en forme de cône de révolution de sommet S et de hauteur SH = 7 cm comme indiqué dans son énoncé (qu’elle aura lu, au moins, victoire) ou plus trivialement de tester un nouveau vernis à ongles au lieu de justifier sa réponse en relevant des indices précis du texte.

Fin août, j’ai enfin eu des réponses, dont une qui m’a donné envie d’aller jouer au loto : une jeune femme de ma ville, en reconversion professionnelle qui est cette année étudiante en école d’orthophonie. Un peu le graal. Elle est enceinte, elle arretera en mars, pas de souci, j’ose esperer que d’ici là, Jo aura pris le pli et n’aura plus besoin de soutien. Elle m’annonce ses tarifs, parfait, nous convenons de nous recontacter une fois que j’aurai l’emploi du temps de Jo pour trouver un créneau. Ce que je fais dès le 1er jour de la rentrée. Au bout d’une semaine, je reçois comme réponse que vu le nombre hallucinant de demandes qu’elle a reçues, elle augmente ses tarifs. Classe. Pas grave. Mais l’emploi du temps de Jo en semaine n’est pas compatible avec le sien, elle me propose alors de caler notre créneau le week end. Parfait. Elle mettra une autre semaine à me répondre que finalement, c’est trop compliqué pour elle le samedi matin, qu’elle prefere réserver pour ses rendez vous de suivi de grossesse.


Merci.

Bien sûr depuis 15 jours, les autres personnes qui m’avaient répondu ont trouvé des elèves et ne sont plus disponibles. J’avoue que j’ai souhaité très fort un énorme bouquet d’hémorroïdes externes et une épisiotomie jusqu’au chignon à cette charmante personne. Et bon courage à ses futurs clients patients.

En parallèle, notre super nounou que j’avais elle aussi recontactée cet été en lui disant qu’on l’attendait de pied ferme le 1er septembre finit par m’annoncer (le 10 …) qu’elle s’est en fait installée à Londres et ne rentrera pas.

Merci.

Je lui souhaite à elle le meilleur, malgré tout, parce qu’on va vraiment la regretter. 

Il ne me manquait plus que la réunion d’information pour les 3ème pour bien m’achever, avec son champ lexical pas du tout anxiogène : année charnière, orientation, réflexion, organisation, autonomie, argumentation… J’ai déjà envie de me pendre quand la prof de français qui nous parle depuis 10mn d’AU-TO-NO-MIE, de LAISSER-FAIRE-SEUL pour renforcer la RES-PON-SA-BI-LI-SA-TION, demande soudain : « qui peut me dire sur quoi nous travaillons depuis la rentrée ? que je distingue les bons des mauvais parents ? haha »

Je crois un instant qu’elle fait du second degré et que les bons parents seront ceux qui ne savent PAS justement, ceux qui appliquent le précepte du laisser-faire-seul qu’elle vient d’évoquer ! mais les mains qui frétillent « moi moi, moi je sais ! La nouvelle à chute ! »  récoltent un regard approbateur et un « bravo Madame Michue :  la nouvelle à chute ».  Un papa ose un « mais alors, l’autonomie dont vous parliez ?  » et bien attention à la réponse…

Autonomie certes, mais « autonomie accompagnée »  :  attention, concept.

wine

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13
sept

Sawasdee Bangkok

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Arrivés à 7h du matin heure locale à Bangkok, nous retrouvons notre guide qui nous emmène à notre hôtel, nous la retrouverons le lendemain matin pour démarrer notre programme de visites.

Malgré l’appel de la piscine (il fait déjà bien bien chaud) et nos 11h d’avion dans les pattes, nous partons de suite au Chatuchak Week end Market, l’un des plus grands marché d’Asie, qui comme son nom l’indique, n’est ouvert que le week end, c’est donc notre seul créneau pour le visiter. L’hôtel est situé juste à côté d’une station de la ligne de Skytrain (climatisée ! GRAND BONHEUR) qui se trouve à 20 mn du marché. Il est gigantesque en effet, près de 1500 échoppes, un dédale couvert, où se mêlent des vêtements, des objets divers et variés, des fleurs, des bijoux, des outils, des épices, des animaux – vivants hein, chiens, chats, singes, oiseaux, reptiles … – de la vaisselle, enfin un énorme bric à brac dans lequel on se sent vite un peu perdus. La fatigue et la chaleur aidant (j’ai déjà vidé deux brumisateurs sur les filles), on comprend assez rapidement que ce n’était pas l’idée du siècle. Les filles expriment un ras le bol assez net, nous nous arrêtons dans le premier boui boui venu pour déjeuner vite fait et Mr Opio et les filles rentrent à l’hôtel. Moi je refuse de repartir sans avoir trouvé un panier thailandais (oui bon je sais on en trouve partout sur le net mais je voulais absolument en rapporter un de là bas #questiondeprincipe) alors je m’enfonce encore un peu plus dans le marché, mais rapidement découragée par le labyrinthe de stands, je fais chou blanc et je retourne moi aussi à l’hôtel, où je retrouve tout le monde profondément endormi. Je nous autorise 2h de sieste avant de faire sonner l’alarme de mon téléphone. On n’est pas là pour rigoler.

Au réveil, à l’heure du goûter, direction la piscine dont les filles rêvent depuis le matin. Il faut dire qu’elle est assez bluffante, sur le toit, avec un côté complètement vitré, qui donne pile sur une artère hyper fréquentée de Bangkok, waaaa.

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J’ai passé mon temps à leur dire de ne pas rester près de la vitre (après avoir pris des photos bien entendu) tellement ça m’a fait flipper.

Comme il n’y a absolument pas de shopping prévu dans notre programme de visites les jours suivants, je suis archi motivée pour sortir à nouveau, et je réussis à convaincre tout le monde d’aller diner dans le « food court » d’un des centres commerciaux situés à quelques centaines de mètres de l’hôtel, le MBK Center.

A nouveau, un foule de boutiques, sur 7 étages, on y retrouve pas mal de ce qu’on avait vu le matin pour ce qui est des vêtements, mais le centre est climatisé et il y a un étage dédié à l’électronique, avec des gadgets hallucinants, je marque des points.

En rentrant, petit tour de TukTuk histoire de faire plaisir aux filles, c’est rigolo ces petits triporteurs qui pétaradent ! On file se baigner à nouveau dans la piscine, histoire de retarder au maximum l’heure du coucher, pour se recaler le plus vite possible.

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Le lendemain, réveil aux aurores, dans notre duplex de dingue

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nous retrouvons notre guide qui nous emmène visiter le palais royal

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C’est splendide, c’est très doré, Charlie se félicite d’ailleurs d’avoir emporté ses chaussures assorties. Notre guide essaie tant bien que mal de nous expliquer l’histoire de la dynastie des rois thaïlandais, mais la chaleur écrasante fait rapidement fondre nos neurones, il n’est même pas 10h du matin ça promet.

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Les grandes supportent moyennement les températures, malgré mes brumisateurs (j’ai dévalisé stock de mon supermarché avant de partir) par rapport à Charlie qui m’épate carrément, et le font savoir bruyamment.

Nous changeons alors l’ordre des visites, et partons faire une promenade en bateau sur les canaux de Thonburi histoire de reposer un peu nos oreilles. Les filles sont assises, un peu d’air, on en prend plein les yeux, le bonheur ! 

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Après un déjeuner dans un resto à touristes prévu dans le programme, (soupir, il n’y en aura qu’un sur tout le séjour, ouf) nous partons pour l’un des principaux temples de la ville, le Wat Pho, dans lequel se trouve le fameux gigantesque Bouddha couché.

Et bien sûr…

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La visite du Wat Pho va nous laisser un souvenir un peu amer, car c’est à ce moment là que Jo se rend compte qu’elle n’a plus son portable, laissé 3 minutes sur une chaise lors d’une pause pour se rafraichir. Évidemment il est parti. Dur. A sa place je me serais fait rapatrier illico par Europ Assistance, mais après une grosse crise de nerfs/larmes et malgré la RELOU-ITUDE extrême de la guide qui, ayant du mal à supporter les pleurs de Jo cherche à la raisonner en lui expliquant qu’elle a eu tort de laisser son téléphone sans surveillance, que tout est donc de sa faute alors pourquoi elle pleure ? (très efficace…) nous repartons nous balader.

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Les visites s’arrêtent pour aujourd’hui, la journée a été intense, les temples sont immenses (15 hectares pour le Wat Pho par exemple) ça fait beaucoup pour mes randonneuses de l’extrême. Je négocie un passage par Chinatown avant de retourner à l’hôtel, mais je suis bien la seule à avoir encore envie de me promener, mes 4 comparses ne pensent qu’à la piscine. Je me pâme devant les innombrables boutiques de gadgets plus kawai les uns que les autres, mais pas moyen de passer plus de 5mn sur un stand, grosse frustration ! je réussis tout de même à chopper un Totoro au passage…

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Après nous être bien rafraichis dans la piscine, nous partons diner. J’ai emmené avec moi une liste de restos qu’on m’a conseillés qui ont l’air absolument mortels, mais ce sont essentiellement des restos gastronomiques, mega chics dans des palaces, alors avec nos 3 euh, charmantes enfants, on n’a pas trop envie de tenter. On reprend donc nos habitudes en mixant les adresses conseillées par nos guides papier, et les avis Tripadvisor. C’est comme ça qu’on se retrouve sur un rooftop canon, dans un coin un peu paumé certes, après avoir un peu galéré dans les ruelles alentours, (on a vu après qu’il y avait une rubrique hyper détaillée sur leur site pour les trouver facilement, avec plein de photos…) mais vraiment ça valait le coup : le RiverVibe est le restaurant d’une guest house située au bord de la rivière Chao Praya, on dine en regardant le ballets des bateaux passer, il y a même une longue vue pour admirer Bangkok by night. Pour ne rien gâcher, on y mange hyper bien, des spécialités Thai mais aussi comme dans tous les restaurants dans lesquels nous irons pendant ces 2 semaines, une carte occidentale pour le plus grand bonheur de nos grandes aventurières de l’assiette (haha).

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On serait bien restés toute la soirée à chiller sur les banquettes colorées en sirotant nos cocktails mais demain une autre grande journée nous attend…

 

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07
sept

Même pas mal

Elle est passée cette rentrée, et plutôt pas mal même !

Un parfait équilibre a régné ces derniers jours d’août parmi les membres féminins de cette famille. Quand une moitié se lamentait en voyant les heures qui la rapprochaient de la reprise diminuer dangereusement, l’autre moitié trépignait d’impatience, affaires déjà prêtes pour le jour J.

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Je vous laisse deviner de qui il s’agissait…

Depuis, elle a repris ses bonnes habitudes, me harcèle tous les matins tellement elle est terrorisée à l’idée d’être en retard (ce qui n’est JAMAIS arrivé l’année dernière soit dit en passant) et a décidé de se mettre à la boxe. Si ça pouvait la détendre un peu…

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L’impatience de Charlie a été décuplée par son nouveau cartable doré, depuis qu’elle l’a reçu, elle se balade toute la journée avec sur le dos.

Il vient de la jolie marque Caramel & Cie  qui fait travailler des ateliers indépendants au Vietnam pour réaliser ses produits. Forcément, je dis bravo !

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On dirait qu’elle rentre au CP mais non non non laissez la moi en Grande Section !

Ma grande Jo (ça y est elle me dépasse, youhou !) entame sa dernière année en enfer au collège et pour l’instant nous surfons toutes les deux sur un capital confiance encore relativement élevé. J’espère le faire durer même une fois les codes pour Ecole Directe reçus. #onycroit

Il faut dire que cet été, outre le travail obligatoire qu’elle s’est à nouveau tapé (pas de stage aux cours Lapeauduk cette fois çi mais des devoirs par correspondance chez OnvapourrirvotreétéAcademie.fr…) elle avait 3 livres à lire parmi lesquels : Chagrin d’Ecole, de Daniel Pennac. Je ne l’avais jamais lu, et quand elle m’a expliqué que ce livre, ben c’était exactement son histoire, je le lui ai emprunté. Grosse prise de conscience, à la lecture de ces mères complètement angoissées qui s’échinent à trouver un moyen pour que leur gamin raccroche à coup de séances de ci, de cours de ça, d’entretiens et de rendez vous… J’ai pleuré, j’ai ri, et en le refermant, je me suis dit que les angoisses et le stress, terminés !

Nan j’déconne.

J’ai commandé sur le net 50 boîtes de magnésium et quelques caisses de Bordeaux, et puis j’ai contacté toutes les personnes qui proposent du soutien scolaire autour de chez moi. 

Et chez vous, la rentrée ? 

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